œuvre

Œuvres récentes

Rochefort sur Mer, 2006-2008
Prise de vue Jean Pierre Favreau, 6×6 Rolleiflex

Commande publique
Tirage numérique sur papier Hahnemühle fine art, supervisé par le photographe
20 exemplaires tous formats confondus, numérotés et signés au dos au crayon

Le Japon, 2001-2016
Prise de vue Jean Pierre Favreau, 6×6 Rolleiflex

Tirage argentique sur papier baryté Ilford, supervisé par le photographe
20 exemplaires tous formats confondus, numérotés et signés au dos au crayon

 

 

Padoue Italie 2025
Prise de vue Jean Pierre Favreau
Tirage numérique sur papier Hahnemühle fine art, supervisé par le photographe
20 exemplaires tous formats confondus, numérotés et signés au dos au crayon

TEXTE

À propos

De l’ouest à l’est, du sud au nord, du désert à la mégapole, Jean Pierre Favreau invite dans ses photographies à parcourir le monde. Il initie ainsi une quête singulière, celle d’un songe indéfiniment relancé qui parviendrait à dire l’émerveillement devant la beauté du monde et l’incertitude devant ses béances et ses failles. Du désert des grands espaces aux villes désertées, le photographe trace un cheminement qui reconduit l’appréhension de chemins plus intérieurs, ouvrant sa pratique à une forme d’« autobiographie sans événements » selon la belle formule de Pessoa.

  Si le voyage nourrit la photographie, inversement, la photographie nourrit un voyage qui n’est pas seulement géographique, mais intérieur ouvrant à l’imaginaire et au symbolique. Ainsi, les photographies de Jean Pierre Favreau donnent à voir une route, un chemin, les traces d’une marche, les tentatives d’ouvrir le cadre ou d’en sortir, le seuil et son franchissement. Mer ou ciel apparaissent pour figurer une échappée belle, un point de fuite, une perspective dans cet infini turbulent qu’est la vie.

 Ainsi, entre lignes et courbes, ombres et lumières, mouvement et immobilité, ces photographies sont traversées par une tension qui n’est pas seulement esthétique, mais métaphysique. Jean Pierre Favreau photographie le monde et les hommes en funambule, sur un fil tendu entre terre et ciel, donnant à voir l’infiniment grand et l’infiniment petit, le monumental et l’insignifiant, ce qui demeure et ce qui disparaît, l’humain et ce qui le dépasse. Il nous confronte ainsi à une intranquillité

Si, conformément à son étymologie, photographier, c’est écrire la lumière, l’écriture photographique de Jean Pierre Favreau redéfinit le rapport au monde et les arêtes du temps sur un fond de ténèbres. Photographier, c’est alors faire surgir du quotidien une poésie dont on le croyait exsangue, rencontrer l’ailleurs au détour d’une rue, dire l’humanité dans sa beauté et son ambivalence fondamentale, saisir l’harmonie de l’homme quand il fait corps avec la nature ou un cheval.

 Alors la photographie apparaît comme une façon d’habiter le monde en poète, de secouer notre accoutumance, de proposer des associations inédites entre des réalités lointaines et insoupçonnées. Face aux arêtes du réel et du temps, le mouvement circulaire d’un manège où s’ancre et s’échoue le regard, où s’arriment le mouvement et la répétition, et que vient mimer une petite fille arrimée à un poteau, ouvre à l’éternel retour et au cycle de la vie, et nous dit le divertissement de l’homme dans un ciel sans dieu.

Sylvie Loignon Professeure des universités

Jean Pierre Favreau portrait

Portrait de Jean Pierre Favreau

CV

CURRICULUM VITAE

1940, La Rochelle, France

Jean Pierre Favreau rejoint l’équipe de l’agence Viva à Paris au début des années 1970. Parallèlement à un travail de photo reporter pour la presse, il parcourt le monde : Etats-Unis, Amérique Latine, Asie du Sud Est. Ces voyages amorcent une démarche d’auteur qu’il entame véritablement au début des années 1980.
Il choisit alors de privilégier son regard sur l’homme dans la ville face à son questionnement intérieur, surpris dans ses moments d’errance où il échappe à l’univers urbain.
Une partie du travail sera rassemblée beaucoup plus tard dans un ouvrage Incertaines Cités publié aux éditions Filigranes en 1998.

En 1982 il obtient une bourse du Ministère de la Culture pour un travail sur New York.
Entre temps, de 1985 à 1991, il séjourne régulièrement au Cap Vert. Un livre Blues Outremer sera publié aux éditions Contrejour en 1992 et ses photos exposées au journal Le Monde, à la galerie Contrejour ainsi qu’à l’Exposition Universelle de Séville.

Collaborateur régulier du journal Le Monde, il réalise plusieurs numéros spéciaux dont un numéro sur la France qui fera l’objet d’une exposition en 1992.

Photographe indépendant, il se voit confier différentes missions par le ministère de la Culture sur les Arts Plastiques en France qui donne lieu à une publication aux éditions Autrement en 1986 et par le ministère de l’Agriculture qui le conduisent en Grande Bretagne pour l’Europe rurale et en France pour le Plan de Développement Durable.

De 1991 à 1998, il consacre plusieurs voyages à La Havane qui donneront naissance à Rue Caraïbes, un livre publié aux éditions En Vues en 1999.

De 2001 à 2016, il choisit le Japon pour élargir son travail sur l’homme dans la ville.

2006-2008, il reçoit une Commande Publique de la ville de Rochefort sur Mer.

Aujourd’hui, les images de Jean Pierre Favreau font partie des collections photographiques nationales et sont conservées par la Médiathèque du patrimoine et de la photographie.

En 2024, la ville de Rochefort lui consacre une exposition (catalogue) au Musée Hèbre en partenariat avec la Médiathèque du patrimoine et de la photographie.

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Du même artiste

Brighton 1998 / Grande-Bretagne 1993 / Grenoble 1990 / La Havane / Lisbonne 1990 / Naples 1986 et 1987 / New York 2010 / 1981 / 1982 / 1984 / Paris 1987 / Rome 1987 et 1988 …