art contemporain - Galerie Nathalie Béreau
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Juillet : Les Portes de Hedyeh Esfandiary


Hedyeh Esfandiary

Les Portes
peinture

Exposition 10 Juillet – 4 Octobre 2020

NO Vernissage mais l’exposition est ouverte tout l’été
et nous serons ravis de vous accueillir autour d’un verre pour le décrochage
le Vendredi 2 Octobre 2020

Hedyeh Esfandiary, Voyage intérieur, 2020, acrylique sur toile, 100 x 100 cm


Lieu : Chai Pierre et Bertrand Couly
Route de Tours - 1, rond-point des Closeaux - 37500 Chinon
Tél : 02 47 93 64 19
Entrée libre tous les jours : 10h-12h30 / 14h-18h30
Horaires d’été : 10h-19h en continu
www.pb-couly.com / contact@pb-couly.com
Commissaire de l’exposition :
Galerie Nathalie Béreau, Paris / Chinon

Présentation de l’artiste et de son parcours
L’exposition « Les Portes » regroupe une dizaine de peintures sur le thème du passage, de la transition, nous amenant à une poésie concrète puisque l’artiste Hedyeh Esfandiary s’inspire directement de poèmes perses qu’elle inscrit dans la matière.

Hedyeh Esfandiary, artiste peintre Iranienne, née en 1971 à Téhéran, est diplômée de l’université « Faculty of Art and Architecture of Azad University Tehran ». Passionnée très jeune par le dessin et encouragée par sa famille, elle oriente très tôt ses études vers l’art. Lors de son adolescence, les bombardements de la guerre contre l’Irak conjoint à la rencontre des grands poètes persans déclenchent chez elle une envie d’écriture.
Puis, pendant sa formation, elle découvre l’architecture, ce sera une source de son inspiration.

Ces deux piliers seront les bases de sa peinture. Très attachée à son père et à son village de vacances Yush dont est originaire le poète Nima Yushij (père de la poésie moderne), elle oppose les habitats traditionnels du nord des plateaux fertiles de l’Iran aux couleurs des régions désertiques, terre du poète Sohrba Sepehri.

Son œuvre artistique se base sur l’idée de l’oubli, l’oubli de notre condition passagère et la perte de notre identité à force de devoir appartenir.
« Appartenir » à travers des choix, des cheminements, des rêves, des désirs et des décisions.

Son travail traduit l’attaque du temps sur les traditions, l’identité, l’authenticité et la perte des racines. Symbole du passage entre deux espaces, de l’inconnu qui se cache derrière ; elle représente des portes qui ont marquées son enfance et sont empreintes de souvenirs sur lesquelles elle projette sa sensibilité. Représentant ces portes iraniennes, elle efface ensuite tout détail descriptif pour mettre en valeur une tendance universelle qui s’appuie sur le fait que dans notre monde nous gommons désormais la présence de l’histoire, de l’identité et de nos racines.

Sa première exposition s’est tenue à la Galerie Barg à Téhéran, en 1993 nommée « enhedam esalat » (Anéantissement de l’authenticité) et en 1995 à la Galerie Hafte Samar.
Elle contribue également, jusqu’en 2001, chaque année à l’exposition féminine « Manifestation of feeling » qui est organisé par le Musée d’art contemporain de Téhéran au Centre culturel Niavaran.
Elle expose également à Genève, en 2001.
La dernière présentation de ses tableaux a eu lieu en 2016 à Paris, au Centre culturel Jour et Nuit Culture Exposition.

Installée en France, l’artiste n’en oublie pas moins ses origines, sa culture, son travail en tant que peintre.
Aujourd’hui, après quelques années d’expositions entre parenthèses, Hedyeh Esfandiary nous fait découvrir un ensemble cohérent de peintures réalisées entre 2015 et 2019. La matière tant en huile qu’en acrylique joue sur des transparences et offre des surfaces un peu épaisses, granuleuses dans lesquelles l’artiste « grave » ses textes.

Certaines peintures font directement référence au père et par ricochet à la poésie iranienne.
Evocation subtile par le trait, celui de l’écriture qui traverse les âges, les pays et les expressions.

Le heurtoir de la porte - plein cadre - vient nous rappeler telle une petite musique qu’il n’est pas un simple accessoire mais une invitation au rêve, au souvenir, au voyage (tableau « Existence sans exister »).
Pas de mélancolie, pour autant semble-t-il, plutôt une envie de partager des émotions à travers des couleurs et une lumière filtrées par le temps.

Un de ses derniers tableaux à ce jour (« La présence ») rassemble deux heurtoirs ... tels deux êtres, l’un à côté de l’autre pour une nouvelle histoire, peut-être la sienne, ici. Et ce printemps, ne pouvant sortir de chez elle, elle peint ce qu’elle voit par sa fenêtre, en l’occurrence celle de l’immeuble en face, l’intitulant « Voyage intérieur ».



 
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