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Mars-Avril : Corps émois (et moi) / Exposition de dessin




Disponibilité et prix des œuvres sur demande >

Contact


Corps émois (et moi)
Dessin

Nebojsa Bezanic
Daniel Dansou
Elsa Guillaume
Edith Meijering
Emmanuelle Pérat
Françoise Pétrovitch

1 Exposition = 2 lieux + 2 RdV
>>>>> Le 6, Mandel
19 mars - 18 avril 2015
6, avenue Georges Mandel 75116 Paris
exposition : entrée par le 1, rue Greuze
mardi-samedi : 14h30-19h00
(sauf en cas de privatisation ponctuelle du lieu)
T + 33(0)1 42 27 27 93
www.6mandel.com

>>>>> Oppidum Galerie
27 - 29 mars 2015
30, rue de Picardie - 75003 Paris
vendredi-samedi-dimanche : 12h00-20h00

Commissaires de l’exposition / contacts :

> Jean-Christophe Stöerkel, Le 6, Mandel, Tél. +33(0)6 09 84 77 05 - contact@6mandel.com
> Galerie Nathalie Béreau, Tél. +33(0)6 79 71 26 44 - nbereau@hotmail.fr - www.nathaliebereau.com (+presse)
> (S)ITOR Senghor : Tél. +33(0)6 11 62 01 63 - sitor.senghor@orange.fr - www.sitorsenghor.com


Daniel Dansou Daniel Dansou, L’homme, 2012, 80 x 60 cm, crayon et stylo à bille

L’exposition : Corps émois (et moi) est une invitation à découvrir la production inédite ou récente de six artistes français et étrangers sélectionnés par Nathalie Béreau, Jean-Christophe Stöerkel et Sitor Senghor. Chaque artiste exposé présentera plusieurs dessins au 6, Mandel ou à l’Espace Oppidum (lors du temps fort des salons Drawing Now et Art Paris) ou aux deux selon le rythme de chaque espace et la relation qui sera créée entre les artistes et les œuvres.
A la fois subjectif et réfléchi le choix particulier de ces artistes ne se prétend pas exhaustif sur un thème aussi vaste mais une proposition à y regarder de plus près en tant que voyeur et collectionneur !
Le corps en (auto)-observation devenant sujet (Emmanuelle Pérat), en dissection cannibale (Elsa Guillaume), en miroir de soi et de l’autre (Edith Meijering), en perdition (Nebojsa Bezanic), en question sur la condition humaine (Daniel Dansou) ou sur le passage étrange à l’adolescence (Françoise Pétrovitch). Chacun abordant le sujet dans des techniques différentes, l’exposition balayera donc un spectre large des medium utilisés : fusain, pastel sec, encre de Chine ou acrylique, feutre, crayon, lavis, stylo à bille.

Le corps est le prétexte à un questionnement permanent de la part des artistes : quel regard portons nous sur lui dans une société où il devient objet de représentation et de diffusion continuelles sans tabou et avec une certaine perte de l’intimité ? Quel rapport établissons nous avec ce corps face à la beauté, au vieillissement, au rapport à l’autre, à la différence donc, à la machine qu’il deviendra peut-être dans un temps futur ?
Dans un monde en mutation technologique, quelle place a-t-il dorénavant, quelle identité lui accoler ?
Sera-t-il englouti dans un univers délirant et fantasmagorique comme le suggère Nebojsa Bezanic ou bien corps s’entredévorant dans une joyeuse sarabande ?
Corps en immersion dans une eau calme, sensuel ou rêveur, en transition vue avec nostalgie, visages qui nous font face dans leur plus belle vérité ou cachés sous un masque monstrueux.
L’exposition ne répond pas à toutes les questions mais donne des pistes de réflexion à travers l’image au sens stricte du terme.

Après un "retour" (sic) annoncé du figuratif, puis du dessin, la représentation du corps en particulier, est au-delà des modes et des tendances. Elle peut parfois déranger dans sa crudité ou une violence non feintes, mais reste une constante tout au long de notre histoire et culture.
La vigueur et la force, la singularité dont les artistes exposés font preuve ont concouru pour certains déjà à être reconnus tant en France qu’à l’étranger. L’exposition est également l’occasion de montrer des artistes émergents à découvrir.


Elsa Guillaume, Antropocosmos microphage, 2015, 68 x 102 cm, technique mixte (encre, feutre et crayon) sur papier aquarelle Arches. Inédit (détails)

"Scènes cannibales cocasses et tendrement cruelles, inspirées librement d’un voyage en Amazonie et des gravures documentaires de Théodore de Bry (XVIe siècle). Il s’agit d’une tribu imaginaire qui se prête au dé¬coupage de leurs proies humaines. A travers une jungle dense, on peut lire les différentes étapes d’un rituel culinaire fantasmé". Tant dans ses dessins, se gravures que ses sculptures Elsa Guillaume dissèque ses sujets au propre comme au figuré !


Françoise Pétrovitch dessin Françoise Pétrovich, Sans titre, 2014, lavis d’encre sur papier, 120 x 160 cm. (Photo : A. Mole /Courtesy Semiose galerie, Paris). Ci-dessous : idem

Françoise Pétrovitch dessin

L’enfance ou plutôt le passage à l’adolescence sera le sujet évoqué à travers la sélection de grands formats de l’artiste Françoise Pétrovitch.
Le lavis d’encre donne à ses dessins un effet de dilution, de rendu comme le moiré d’une étoffe, les corps se confondant avec le fond, comme si la masse de ses jeunes étaient en mouvement celui d’une mutation, ce qui est le cas. Une certaine grâce et fragilité se dégagent de ces groupes que l’artiste rend extraordinairement justes, rien que par leur regard qui nous évite ou bien nous scrute avec impertinence.


Edith Meijering, La barbe à abeilles Edith Meijering, Barbe à abeilles, 1999, encres acryliques sur papier, 62 x 44 cm
Autoportrait, 2014, encres acryliques sur papier, 40 x 32 cm /ci-dessous
Edith Meijering, autoportrait Visages comme dilués par un pinceau léger imprégnés de couleurs vives, mouvement rapides, yeux vitreux, les dessins d’Edith Meijering sont très vivants par la spontanéité qui semble s’en dégager. Portraits et autoportraits dans des dimensions variables nous plongent donc dans l’intimé de l’artiste qui avance cependant masquée, nous laissant sur notre faim, l’énigme reste grande. Visages malmenés, dévorés, qui semblent se métamorphoser pour faire apparaître une autre vérité que seule l’artiste détient.


Daniel Dansou Daniel Dansou, Temps Suspendu, 2014, encre et crayon, 80 x 60 cm

Dans la continuité de ses dessins où les rouages d’une horloge interne semblent nous faire remonter le temps et la mécanique de notre corps ou de notre cerveau, Daniel Dansou a développé son propos jusqu’à introduire dans sa nouvelle production de vrais engrenages qui se mêlent au dessin.
Fouillé, précis, son trait reste vif, ses dessins prolongeant le principe du croquis sans en être, donnant un rendu à la fois scientifique et artistique. La planche se suffit donc à elle même et fait partie de toute cette recherche sur les Vanités.
Que/qui sommes nous donc finalement semble nous demander l’artiste ? (dessins inédits également)


Nebojsa Bezanic dessin Nebojsa Bezanic, Alchimie II (Le roi et l’hermaphrodite), 2015, encre de Chine et acrylique, 62 x 75 cm. détail / Inédit

Compositions baroques par leur foisonnement pourrait-on dire, ou bien qui évoquent de loin l’univers pictural d’un Jérôme Boch, les dessins de Nebojsa Bezanic nous entraînent dans une spirale qui semble délirante.
L’humain y est en perpétuelle transformation, une course effrénée semble l’atteindre dans un monde mêlant de manière anachronique des objets, des architectures faisant référence à notre culture allant du Moyen-Age à aujourd’hui. Sa nouvelle série, inédite, s’intitule Alchimie. Là le corps devient tel celui de Gulliver au pays des lilliputiens objet de convoitise, d’expérience, mais à y regarder de plus près l’artiste semble nous transporter dans un monde presque enfantin où tout n’est que jeu.


Emmanuelle Pérat, autoportrait Emmanuelle Pérat, Bain (Autoportrait), 2013, pastel sec sur papier, 75 x 57 cm

Fusain ou bien pastel sec, Emmanuelle Pérat reste fidèle à cette technique pour exprimer sa vision de ceux qui l’entourent. Au fil des années, aux autoportraits se sont également succédés les portraits de proches : amis, famille. Le corps souvent, le visage aussi, aux dimensions monumentales comme si l’artiste voulait nous happer dans cette masse qui nous fait face. Les traits lisses ou fractionnés, la scène intime ou crue, le regard baissé ou frontal, les "personnages" sont toujours extrêmement présents comme disséqués à force d’être observés par l’artiste. A leur tour nous ils s’offrent à nous en une surface colorée qui dépasse la simple notion de représentation d’une réalité personnelle pour devenir universelle : le bain, la maternité, l’enfance, la vieillesse, la mort. Sans fioriture ni décorum. (dessins inédits également)

Emmanuelle Pérat, Pierre Emmanuelle Pérat, Pierre, 2009, pastel sec sur toile, 164 x 142 cm


Textes Nathalie Béreau, mars 2015



 
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